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30 septembre 2018

Surfiguration

TRILOGIE

Nous savons depuis Manet vu et dit par Bataille que la peinture, sortie de l’âge de l’éloquence, est devenue silence. Pour preuve : Olympia ! Qui n’a à offrir au spectateur que sa pure présence, autrement dit la nudité de ce qu’on voit. Or, dans LA TE LI ER comme dans Les Berthes, parus ce mois chez Z4 éditions, je fais parler la nudité du modèle, c’est-à-dire la peinture, qui affirme que le peintre dit des mots que la peinture n’entend plus. Paradoxe ? Certes non. Car au-delà du discours venu de l’intime, cher à Bataille comme à Joyce (monologue de Molly), il s’agit surtout d’être solidaire avec la transgression de l’interdit afin de rendre la peinture (et le monde ?) à elle-même. N’oublions pas que c’est seulement lorsqu’il est lié à un désir, donc lorsqu’il est ressenti intérieurement, que l’interdit peut donner lieu à l’expérience érotique. Ainsi, dans ces deux livres et dans un troisième, intitulé Peindre, à paraître début novembre chez Tarmac éditions, le désir se présente sous trois formes aussi identiques que différentes, trois réalités suprasensibles, dirait Plotin, l’Un ou la Viande est dans LA TE LI ER, l’Âme ou la Peau est pour Les Berthes, et, enfin, l’Intellect ou les Os seront à découvrir dans Peindre

bacon

 

 

 

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