16 octobre 2014
Surfiguration
À heure de l'hystérie généralisée (plus de 60 000 ouvrages sont publiés chaque année), une fois n'est pas coutume, je vais donner un coup d'encensoir à Jacques Flament Editions, car elles (j'emploie à dessein le féminin) en ont bien besoin.
Non pas que je sois coutumier de l'autocélébration, mais juste pour expliciter en quelques mots (même si certains trouveront cela trop long) le travail de petits éditeurs comme moi.
Jacques Flament Editions ne veut pas jouer dans la cour des grandes. Elles font de l'industrie, nous faisons de l'artisanat.
Notre modeste ambition, pour ceux qui participent avec moi activement à cette aventure, est de faire un travail de qualité avec les moyens qui sont les nôtres et de servir de tremplin à l'un ou l'autre de nos auteurs qui rejoindra un jour l'une des grandes maisons via JFE. Point.
Et je serai le plus heureux des hommes lorsque l'un d'eux me dira un jour avoir été accepté chez l'une de mes célébrées et reconnues consœurs.
En créant cette maison d'éditions il y a cinq ans, j'ai choisi un modèle bien précis de fonctionnement pour diffuser les ouvrages :
- le site internet JFE ;
- Amazon ;
- les libraires qui acceptent de vendre nos ouvrages avec seulement (!) une marge de 20 % (beaucoup de libraires nous font confiance mais ce n'est malheureusement pas le cas de tous, certains considérant parfois avec mépris notre travail pour si peu de gains et que devoir faire l'effort de nous commander l'ouvrage autrement que par leur système de distribution habituel est au-dessus de leurs forces ! ; nous avons par contre en grande estime ceux qui jouent le jeu et sont ainsi les partenaires de notre reconnaissance).
Je crois que ce modèle hybride que nous avons adopté (internet + libraires comme intermédiaires directs), avec les nouvelles technologies qui se développent de façon exponentielle, est un modèle qui est amené, à l'avenir, à se généraliser, comme dans beaucoup d'autres secteurs de la vie économique qui tendent à se passer de trop nombreux intermédiaires pour relier directement producteurs et consommateurs. Malheureusement trop peu de lecteurs potentiels lui font confiance. Parce que nous sommes autodiffusés, nous sommes parfois assimilés aux auteurs autoédités qui grossissent le magma de l'offre littéraire, magma où l'on trouve, il est vrai, le meilleur mais aussi parfois le pire.
J'essaie personnellement de donner à cette maison d'éditions qu'est JFE un seuil de qualité des ouvrages publiés tout à fait acceptable en comparaison des grandes maisons qui sont censées accueillir la crème des auteurs. Nous sommes juste une solution alternative (et peut-être provisoire) pour les auteurs de talent qui n'ont pas les relations nécessaires pour intégrer un système plus visible, médiatisé. Et si je concède que nous sortons parfois des ouvrages plus "grand public" (ce qui ne veut pas dire de mauvaise qualité) pour pouvoir garder la tête hors de l'eau, nous ne sommes pas des marchands de soupe, et nombre d'ouvrages publiés chez JFE n'ont rien à envier à des ouvrages publiés dans de très grandes maisons concélébrées par la messe médiatique.
Notre problème est donc simplement un manque de visibilité et de reconnaissance.
Vous êtes là aussi pour essayer de pallier ce manque puisque vous lisez cet article.
Partagez et demandez de partager à vos amis via Facebook ou par simple mail dans vos réseaux respectifs cette petite mise au point à la veille des fêtes et des cadeaux de fin d'année.
Je rêve qu'un jour une maison comme la mienne fasse le buzz en recueillant l'adhésion de dizaine de milliers de personnes comme nombre d'imbécillités audiovisuelles le font très souvent sur la Toile. Les auteurs que nous défendons méritent eux aussi d'avoir une petite chance de vivre à travers leur travail d'écriture. Et Internet peut-être un outil formidable pour défendre des projets culturels de qualité comme le nôtre.
D'avance merci d'y participer.
JACQUES FLAMENT
http://www.jacquesflamenteditions.com
http://www.jacquesflamenteditions.com
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