14 avril 2008

SURFIGURATION

Louis Cane:" Il me semble qu'aujourd'hui (1984), à part les hommes de lettres, plus personne dans le milieu de l'art ne s'intéresse vraiment à la représentation." Martial Raysse:"Parlant de peinture, il est surprenant d'entendre dire ces dernières années (1986) "retour à la peinture" comme si les intéressés y étaient arrivé...Les grands peintres bien que situés dans le passé, par le temps historique, sont en réalité, sur le plan de l'esprit, loin devant nous. Il ne s'agit dans la pratique pas d'imitation, mais bien de savoir à quel... [Lire la suite]
Posté par jacques cauda à 06:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 avril 2008

SURFIGURATION

André Chastel à propos de la question de l'ombre posée par Léonard: "L'ombre est indispensable à l'apparition de la beauté, qui est la finalité en peinture. L'art du peintre est le seul cas où l'exercice de l'illusion est légitime. L'infinie attention avec laquelle il doit analyser et restituer l'interpénétration de la lumière et des ténèbres acquiert de ce fait une valeur philosophique. La peinture n'est pas seulement scienzia parce qu'elle embrasse toutes les formes, elle n'est pas seulement une imitation de l'esprit divin par sa... [Lire la suite]
Posté par jacques cauda à 08:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
12 avril 2008

SURFIGURATION

Lorsqu'on fait un portrait, il y a trois manières de poser un visage: ou de face, ou de trois-quarts, ou de profil. De face, le portrait regarde son semblable, c'est-à-dire la mort droit dans les yeux, de trois-quarts il regarde Dieu, l'éternité, l'infini, et de profil sa postérité, comme Érasme peint par Holbein regarde son acte d'écrire. Et une quatrième, qui vient du cubisme, qui est de rendre toutes les trois en même temps. Dans tous les cas, le regard est porté sur le temps. Et davantage avec le cubisme qui ajoute du temps... [Lire la suite]
Posté par jacques cauda à 08:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 avril 2008

SURFIGURATION

Par le truchement du rêve, le sommeil m’apparaît comme l’un des meilleurs moments à vivre à deux, dans cette douceur des corps devenus cinématographiques et qu’on entend marcher pieds nus dans sa tête. Les corps, au cinéma, sont des images de la langue que nous devenons dans nos rêves. Et des images qui, pour muettes qu’elles soient, s’entendent marcher pieds nus, et sans autre effet que celui du langage. Exemple : « la nudité a créé le mot « femme » à son image ». Ses fesses sont contre moi qui rêve qui l’embrasse dans le cou.... [Lire la suite]
Posté par jacques cauda à 06:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 avril 2008

SURFIGURATION

Les figures de la surfiguration ont ceci en commun qu'elles comprennent l'acte d'imitation et non son résultat. Elles en comprennent la cause, comprendre au double sens d'avoir avec soi et de percevoir, la cause d'être causées par l'omniprésence de l'Oeil dont on ignore où il se trouve, et les effets qui en découlent: qu'il est impossible de rendre (visible) ce par quoi on est regardé, bien que ce par quoi on est regardé soit la cause de notre regard, sauf à l'inscrire dans l'imagination du rêve et du déjà-vu qu'il comprend avec lui. ... [Lire la suite]
Posté par jacques cauda à 06:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]
09 avril 2008

SURFIGURATION

Mettre l'accent sur l'activité théorique de la peinture, cela implique évidemment que le travail du peintre ne va se retourner sur lui-même et se clore sous la forme d'une oeuvre sans autre conséquence et sans autre effet que sa clôture. Marcelin Pleynet
Posté par jacques cauda à 16:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 avril 2008

SURFIGURATION

Au siècle dernier, au cours des années 1960/1970, le verbe peindre a déserté le vocabulaire de la plupart des artistes, à l'exception de quelques monochromes pour certains; pour d'autres, comme Stella ou Reinhardt, des tentatives de "Dernier Tableau". Parallèlement, la théorie a alors quitté le champ de la représentation (jugée triviale) pour celui de la présentation et du présentateur ( dans le même temps la télévision prend le pas sur le cinéma: Rio Bravo sera présenté comme le dernier western...) Pour mémoire, la présentation,... [Lire la suite]
Posté par jacques cauda à 08:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 avril 2008

SURFIGURATION

Edgar A. Poe:" Ainsi tout argument fondé sur la fiction est applicable à la vérité; et la recherche de la vérité est le but."
Posté par jacques cauda à 07:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 avril 2008

SURFIGURATION

Du point de vue dialectique du destin de l'art, le passage de l'émotion dionysiaque au rêve apollinien n'est aucunement réversible. En revanche, avec la surfiguration, le rêve apollinien de la photographie est emporté dans le sommeil de l'émotion jusqu'au réveil de celle-ci par la peinture.
Posté par jacques cauda à 08:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 avril 2008

SURFIGURATION

Elle passe la main dans ses cheveux qu’elle a blonds jusqu’au milieu du dos. Splendeur. Maison d’âme. Délectation. Bouche bée sans limite, j’élargis mon être. Perle, rouge à lèvres, bustier, mini jupe, bas noirs et talons aiguille. Je la regarde comme le feu mange la paille Ça va commencer. Quelques pas dans l’allée du jardin et la voiture démarre. Destination ? La ville…Du monde…La clameur et marcher… Elle devant, moi derrière à une... [Lire la suite]
Posté par jacques cauda à 09:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]