Profession de Foi 3

COMILÉDIE avait été écrit à Paris, rue Saint-Jacques en face du Val-de-Grâce. PROFESSION DE FOI vient de l’Est parisien, notre East End, avec pour fond d’écran l’église Saint-Germain-de-Charonne, notre Whitechapel, blanc du blanc Watteau peint sur le Gilles.

Un autre peintre plane sur mon récit, un habitué des bouges et des putes, un scandaleux provocateur, pire selon certains : la figure même de Jack l’Éventreur ! Il s’agit de Walter Sickert dont la peinture a fortement influencé Bacon, Freud, Auerbach… et Jacques Cauda, mon double assassin. 

PROFESSION DE FOI raconte la jeunesse de ce voyou, qui se regarde comme Walter Benjamin regardait le Paris des panoramas, c’est-à-dire avec le sentiment euphorique que le monde s’organise autour et à partir de lui, un monde dont il est en même temps séparé et protégé par la distance de son regard. Un regard polymorphe et polygame. « Car les artistes, nous dit Sickert, ont le divin privilège de l’omniprésence… jusqu’à la chambre où sont les femmes, la matière pour un dessinateur… » comme pour un écrivain. A fortiori pour un peintrécrivain !