Jacques Cauda, Quand ? Chant du Z

Quand où ça ?

“À la ques­tion  « Que Faire ? » posée par le magni­fique Lénine, Jacques Cauda répond : « Quand ? » Quand les Z’uns si pauvres vont-ils man­ger les Z’autres si riches ? Ques­tion zutique en diable ! D’autant que Dada s’en mêle et même l’horrible Hélio­ga­bale, le san­gui­naire ! “. On l’aura com­pris, celui qui — peintre, écri­vain, pho­to­graphe et docu­men­ta­riste — est à l’origine du mou­ve­ment sur­fi­gu­ra­tif s’en donne à corps joie. Ses images et textes affû­tés vont du côté du jaillir pour cher­cher ce dont nous résul­tons et d’où nous venons et ce dont nous sommes la consé­quence.
Ce qui res­semble à un non dit qui s’écrit, un non peint qui s’affiche reste l’aspiration et la pro­jec­tion vers des zones grouillantes en un art et une écri­ture qui relancent les dés.

Jacques Cauda reste explo­sif et des­truc­teur, il nous détache des « espaces » tels qu’ils sont afin de mon­ter ce qui y est enfoui. Le lieu de nos ori­gines – où nous ne ces­sons de retour­ner – devient le théâtre d’une cathar­sis pour nos désirs. Quelle qu’en soit la nature, ils se réac­tivent sur les flammes des œuvres. L’exigence de Cauda  est axée sur un seul pro­jet : que l’existant sul­fu­reux – fan­tasmé ou non – revienne dans le réel.
En ce but, Cauda inten­si­fie tout, et spé­cia­le­ment ce qui défie la bien­séance et l’entendement des corps écar­te­lés entre désir et bles­sure. Tout est trempé d’histoires, de variances et de miroi­te­ments d’un genre particulier.

jean-paul gavard-perret

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