31 mars 2008

SURFIGURATION

Deux phrases à surfigurer (conjuguer) au passé réminiscent: 1) Christian Boltanski: " Reconstitution d'un accident qui ne m'est jamais arrivé et où j'ai trouvé la mort." 2) Roland Barthes: " Être photographié produit un sentiment de perte d'identité."
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30 mars 2008

SURFIGURATION

Le portrait surfiguratif est fait de visages qu'il reçoit en lui comme un corps reçoit issu de lui-même des corps supplémentaires. Chaque corps a son avant-corps par la forme qui l'organise, et son après-corps par le prolongement de sa matière. Au geste surfiguratif de les faire tenir à la fois et en même temps en eux-mêmes et hors d'eux-mêmes, être tout en n'( y) étant pas.
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29 mars 2008

SURFIGURATION

Le rapport qu'entretient la peinture avec la photographie au travers de la surfiguration est à rapprocher de celui qui, sous le coup de la naissance du Purgatoire au XIIIè siècle, permit à Giotto de faire passer l'art de peindre du grec au latin. Dans les deux cas, il s'agit d'un entre-deux, d'un espace nouveau produit des relations qui unissent l'espace de la société des morts à celui de la société des vivants.
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28 mars 2008

SURFIGURATION

Le portrait nous montre les mots que nous sommes devenus. Surfigurée, la peinture d'un visage est à entendre comme une vocalisation.
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27 mars 2008

SURFIGURATION

Avec la surfiguration, la peinture fait un trou dans la suite ininterrompue de maintenant qu'est la vie et dans la suite d'ici et maintenant qu'est la photographie, un trou où plonger ce qu'il y a de plus ressemblant à la ressemblance par excellence: le cadavre. L'homme est ainsi fait ( à l'image de son étrangeté cadavérique).
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26 mars 2008

SURFIGURATION

Le geste surfiguratif a pris en considération: 1) Georges Bataille:" Toute question est d'abord une question d'emploi du temps." 2) Walter Benjamin:" Ce n'est en rien un hasard si le portrait a joué un rôle central aux premiers temps de la photographie." Et de les inclure à sa pratique,( et non des les exclure), et de les conjuguer au présent réminiscent.
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25 mars 2008

SURFIGURATION

Le geste surfiguratif a pour ambition première de re-faire l'amour avec la peinture, avec le monde par la jouissance qui fait que la peinture est la peinture parce qu'elle donne à jouir. Peindre est à concevoir comme phénomène érotique et le peintre comme amant. "L'amant n'aime pas tant pour être que pour résister à ce qui annule l'être", écrit Jean-Luc Marion, et " l'amour ne dérive pas de l'ego mais le précède et le donne à lui-même." Bref, le peintre n'aime pas tant pour peindre que pour résister à ce qui annule la peinture, et... [Lire la suite]
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24 mars 2008

SURFIGURATION

Dans une mise en perspective surfigurative qui de l'image photographique ou de la peinture occuperait ou le point de vue ou le point de fuite? La question, évidemment infondée, est absurde, elle relève même du n'importe quoi, mais de la poser nous invite à conclure que si, par extraordinaire, ces deux points se trouvaient à coïncider sur un même plan, ce ne serait plus comme autrefois par le seul effet d'une projection en miroir mais en imagination.
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23 mars 2008

SURFIGURATION

Peut-on encore qualifier l'art d'anticipatif et doter l'artiste d'un don de double-vue, prophète et voyant ? Adorno: "anticipation d'un inconnu..." Berenson: "modèles pour des générations futures..." Starobinski: "anticipation des changements de l'esprit collectif..." Kafka: " miroir qui avance..." Aujourd'hui que le regard, coupé de son histoire, gît au fond d'un urinoir, il semble plutôt que l'avenir n'est plus qu'au présent perpétuel et l'art au milieu. Un milieu sans début ni fin, sans passé ni futur, et aussi bien un milieu... [Lire la suite]
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22 mars 2008

SURFIGURATION

Poser le déjà-vu comme ossature d'une théorie (et d'une pratique) de la peinture a l'avantage d'en être déjà exclu. Voir est immédiat, alors que déjà-voir donne le recul, l'exclusion, nécessaire à toute élaboration du regard. Rien ne se constitue sans la distance dont le regard est l'auteur. D'autre part, écrire sur la peinture c'est aussi s'en faire regarder, car, comme l'écrit Jabès, "c'est l'oeil qui déclenche le vrai questionnement, l'interrogation des mille interrogations qui sommeillent dans la lettre" sous les traits d'un... [Lire la suite]
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