nu_bleu_nuit

Au dernier feu
(la ville s’efface derrière nous)
j’ouvre la boîte à gants : je veux que les mots soient avec les choses
et ils y sont !
(en cuir noir)
Je les passe et j’accélère
-Alors, tu as encore tout montré au vieux !
Vient vite la campagne :
les champs de chaque côté d’une petite route à lacets
-Regarde ! C’est pour bientôt.
À droite
Brutalement
Un chemin de terre sous les arbres (la forêt)
Les pneus crissent !!!
-Descends !
Debout devant moi qui la déshabille elle reste impassible
comme une borne
maintenant qu’elle est nue sur ses talons aiguille
nous entrons dans le vert
sous les arbres
le soleil avec nous
passés au tamis
Elle vacille quelque peu : la terre est
si tendre…
-Allez !
sur ses fesses l’une après l’autre
chaque fois ( qu’) elle menace de tomber
jusqu’à l’arbre où je l’attache
les mains hautes
à la première branche
qui surplombe sa tête
son ventre
sous ses seins collés à même le tronc
tandis que j’entre en elle
comme en plein midi !