jacques cauda

28 février 2017

LICHEN

LICHEN n° 12 (mars 2017)

n° 12 – mars 2017
Publication à périodicité (éventuellement) mensuelle * ISSN 2494-1360
prix : 1 mot 
(nous demandons que chaque personne qui consulte et apprécie ce blog nous envoie, en échange, un mot)
  
Au sommaire de ce numéro :
Éditorial
Carte postale du Vietnam
Asteln : trois poèmes
Daniel Birnbaum : « En store » et « Ils se croisent »
Julien Boutreux : trois poèmes
Jacques Cauda : « Au matin »
Aude Courtiel : deux poèmes inédits sans titre
Éric Cuissard : « Brutal klaxon » et« Pente »
Colette Daviles-Estinès : encore trois poèmes vietnamiens
Thibaut De Jaegher : un poème sans titre
Eve De Laudec : deux poèmes sans titre
Carine-Laure Desguin : deux textes
Michel Diaz : un poème inédit sans titre
Marine Dussarat : « Mouron sauvage »
Xavier Frandon : « Libre rêve »
Sandrine Garrigos : trois poèmes
Aurélien Gernigon : cinq haïkus et un poème court
Marc Guimo : « Image 1 », suivi de deux poèmes sans titre
Gabriel Henry : « Je ne rentrerai pas »
Hoda Hili : cinq « Nasses » (XVIII à XX) et un dessin
Leafar Izen : deux poèmes
Siham Jabbar : trois poèmes traduits de l’arabe (Irak) par Antoine Jockey
Valère Kaletka : trois poèmes
Abir Khalifé : « Myrte figé » et « Tyran »
Fabrice Lacroix : « Le rosier de Damas »
Lucille Lagadec : « Un grand A » et « No make up »
Géry Lamarre : « Vents de Perse »
Le Golvan : encore sept autres extraits de Jours
Jean Lucq : deux poèmes
Ana Minski : un poème et un dessin
Marcel Moratal : trois poèmes sans titre et un avec
Marie Natanson : « Migration »
Alain Nouvel : « Père et fille »
Frédéric Perrot : « Elle se sent éphémère »
Joëlle Pétillot : une poésimage du Japon
Éric Pouyet : « Envie de Japon », une photographie
Bénédicte Rabourdin : quatre poèmes
Florentine Rey : « La mouche », poésie graphique
Salvatore Sanfilippo : deux poèmes
Clément G. Second : deux poèmes
Samaël Steiner : trois poèmes
Marjorie Tixier : « Corde raide »
Sophie Marie Van der Pas : « Goutte » et « Neige »
Sabine Venaruzzo : « De l’origine du monstre », poème et photo-montage
Gabriel Zimmermann : « Fulgurer »
« Choses vues » : la première « Nuit de la Poésie »à Crest (Drôme) le 3 février dernier
Guillemet de Parantez : le don de mots

Lichen - Revue de Poésie

Publication à périodicité (éventuellement) mensuelle * ISSN 2494-1360 (nous demandons que chaque personne qui consulte et apprécie ce blog nous envoie, en échange, prix : 1 mot un mot) Malgré ce que j'avais annoncé dans l'éditorial du dernier numéro de Lichen de 2016 - et bien que je sois toujours en voyage -, ce n° 12, marquant le premier anniversaire de notre revue, reprend de l'épaisseur.

http://lichen-poesie.blogspot.fr

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Surfiguration

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© Cauda

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27 février 2017

Surfiguration

In cauda venenum: le venin dans la queue?

(mise à jour : 26 février 2017)

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A 4 ans et demi, il lit Les Misérables. A 6 ans, il jure de devenir poète. A 17 ans, il est alcoolique, situationniste et délinquant. A 62 ans, Jacques Cauda publie un livre qui prend la langue à son propre et pervers piège.

A la question d’un journaliste (Le Littéraire), «Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?», Jacques Cauda répond : «30 ans de moins». «Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?» : «La prise de mes médicaments. Je suis un survivant de tous mes excèsJacques Cauda les énumère : Préviscan 20, Bisoprolol 5, Valsartan 40, Galvus 50, Atorvastatine 10. Le résultat d’une vie pour le moins agitée et qu’il résume avec un humour non-exempt de noirceur : «Nous sommes en 1973. Je suis lycéen et je sèche la plupart des cours sauf la philo. Le reste du temps je vais aux putes (c’est l’expression : on va aux putes) et puis je me saoule avec grâce et délectation.» Jacques Cauda se saoule, vole, pratique la guérilla urbaine au sein d’un groupe de loubards armés puis il devient réalisateur de documentaire, écrivain et créateur du mouvement surfiguratif, ce qu’il résume ainsi : «Ou bien ou bien ou bien la vie esthétique ou bien la vie éthique c’est le choix posé par Kierkegaard j’ai choisi l’esthétique», ce qu’il faut traduire : «la séduction baiser des filles». Et puisque l’esthétique, comme dit Kierkegaard «craint la répétition», Jacques Cauda rajoute : «Baiser les filles fait variation ou bien par-devant ou bien par-derrière». Mais à l’âge de 62 ans, «ou bien» finit par perdre du sens. Au fond, c’est pareil non ?

Par-devant ou par-derrière : c’est kif-kif naître ou mourir

«La vie humaine se compose de deux parties. La première se passe à désirer la seconde, la seconde à désirer le retour de la première.» Dans Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient (1905), Freud souligne que les traits les plus spirituels consistent souvent à «unifier» des choses en apparence opposées et les résoudre en une phrase qui renvoie dos à dos les contraires, avec une joie maligne. Le mot d’esprit ne fait d’ailleurs pas vraiment rire. Trop noir, trop cruel. A la limite, il fait ricaner, comme le squelette en somme. Le mot d’esprit vous le rappelle : vous avez beau fuir… La vie finira toujours pas vous ramener dans un trou, comme au départ. C’est à cette leçon-là que Jacques Cauda s’attaque, dans un roman qui se mord la queue et pour cause : son nom même vient du latin cauda, «la queue». «Moi, malsain de corps et d’esprit et malsain de queue dit cauda dit aussi le vénéneux», dit-il, entraînant son lecteur dans une fuite en avant qui n’est jamais qu’une feinte car, comme la flèche du Parthe (technique de combat redoutable des Parthes qui font d’abord semblant de fuir puis se retournent sur leur cheval et, tout en galopant à l’envers, arrosent de flèches leurs poursuivants), son écriture se retourne cruellement : in cauda venenum. Prenez garde à Cauda.

Comme il est dit

Le roman s’intitule Comilédie. Il se lit comme une énigme loufoque, une diabolique charade bourrée de jeux de mots à ras bord et de citations détournées dont il faut remonter la piste. Ainsi que Jacques Cauda l’affirme lui-même, ce roman «dada» est une mise au monde de lui-même sous la forme masturbatoire, – tantôt agaçante, tantôt jouissive –, d’une diarrhée verbale qui mélange tour à tour des citations du dictionnaire des étymologies et des pastiches de Mallarmé, entre des allusions à Sade, Duchamp ou Sévigné. Cette mise au monde prend pour modèle celle de Gargantua qui – naissant à la faveur d’un terrible encombrement intestinal (sa mère avait abusé des tripes) – ne parvint pas à sortir par le bas : c’était «obstrué». Gargantua sortit donc par le haut, c’est-à-dire la veine cave et, prenant «son chemin à gauche, il sortit par l’oreille gauche». Dans Comilédie, le narrateur lui aussi fera sa délivrance par l’oreille, accompagné de «son double tautologique, Sosie» avec lequel – tout au long du récit qui mène de la matrice à l’oreille – il ne cessera de revivre les expériences amoureuses de sa vie passée.

Qu’est-ce qui balance ?

Cette naissance à l’envers (modelée sur les récits mythologiques de l’antiquité qui voient les dieux sortir de la cuisse ou du crâne), se déroule donc à rebours comme une immense énumération de souvenirs et de lectures charnelles parmi lesquelles le lecteur peut extraire des pépites, coincées entre deux salves de contrepèteries. Ma pépite, en l’occurrence, c’est cette citation de Freud qui, à la lumière de Comilédie, prend brusquement tout son sens… Il s’agit d’une charade en Allemand (2) : «Entouré par mon dernier/mon tout balance/accroché par mes deux premiers.» Qu’est-ce que c’est ?» Réponse : galgenstrick. La dernière syllabe de ce mot – strick – signifie «corde». Les deux premières syllabes de ce mot – galgen – signifient «potence». Et le tout – galgenstrick – signifie «un pendu». Un pendu est un tout qui balance, entouré par une corde, accroché à une potence. Parfait exemple d’unification dont Jacques Cauda s’empresse de dire qu’il ne s’agit pas d’un pendu mais bien plutôt de son «monstrueux appareil reproducteur», soulignant du même coup, non sans ironie, qu’il n’y a rien de plus mortel au fond que ces organes en forme de cadavre ou de fosse. Comme par hasard, dans son livre sur les mots d’esprits, Freud mentionne une autre énigme du même genre : «Mes deux premiers trouvent leur lieu de repos/dans le couple du tiers/et le tout fait leur lit.» Qu’est-ce que c’est ? Le mot de l’énigme est : Totengräber : «fossoyeur». Parce que Toten : «morts» et Gräber : «tombes». Aha-hum.

Une dernière pépite pour la route

Là dessus achevant son âme/Où le pli en corps est gravé/On trouve que la bonne femme/A donc un doigt où vous savez !

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A LIRE : Comilédie de Jacques Cauda, éditions Tinbad. Sortie le 25 février 2017. Le livre est illustré d’images faites par Jacques Cauda lui-même et dont vous pourrez voir un choix très large dans l’exposition qui lui est consacrée.

EXPOSITION : Jacques Cauda Illustrateur, du 1er mars au 30 avril 2017. Librairie Equipages : 61 rue de Bagnolet, 75020 Paris. Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 20h.

LECTURE : Comilédie de Jacques Cauda. Le 23 mars à la librairie Équipages : 61 rue de Bagnolet 75020 Paris, à 18h.

SITE : http://jacquescauda.ultra-book.com

 

BLOG : http://jacquescauda.canalblog.com/

NOTE (1) Von der letzten umschlung Schwebt dao vollendete Ganze Zu den zwei ersten empor.

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26 février 2017

Surfiguration

comi 1

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25 février 2017

Surfiguration

brazy

Voici Brazy dans les bras de Sylvie, c'est le chat qui règne en maître sur les âmes mortes du cimetière Saint-Germain de Charonne. J'en reparlerai dans quelques jours puisqu'il figure dans "Ici le temps va à pied" titre (emprunté à Joseph Delteil) du recueil qui vient de recevoir le prix spécial du jury/Joseph Delteil
http://www.revuesouffles.fr/

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Surfiguration

La baignoire

J’ai trop de mots

J’allume le robinet qui s’ouvre tout seul

C’est mercredi des enfants

Pourquoi se lever quand

Les mots sont trop

Lourds et le chemin

Si petit entre eux et moi

Même quand je me regarde

A poil couché sur un

Vieux matelas blanc sale...

 

Lire la suite in Traction Brabant n°72

Traction-brabant

Le poème qui suit a été écrit en 1999, à une époque moins cool que les autres qui n'étaient déjà pas trop des masses cool : Elle me disaitIl n'y a pas assez d'espaces verts iciComme si la tendresseEtait une flamme au carreauQui nous réveilleEt attire les fantômes Viens du bon côté des arbresMe disait-elleLa solitude amoureuseSalue encore du pied de sa statue.

http://traction-brabant.blogspot.fr

la salle de bain

© Cauda



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Surfiguration

Comilédie 22

En librairie aujourd'hui samedi 25 février 2017

http://www.editionstinbad.com/

http://www.r-diffusion.org/index/admin/index.php?ouvrage=TIN-11

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24 février 2017

Surfiguration

tinbad

 



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23 février 2017

Surfiguration

cal 5

© Cauda

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22 février 2017

Surfiguration

cal 6

© Cauda

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