jacques cauda

24 mars 2017

Surfiguration

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© Cauda

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23 mars 2017

Lecture

Quand DIEV est libertin, obscène, le roman montre tous ses dérèglements. La preuve en lecture ce soir à partir de 19h30, Librairie Equipages, 61 rue de Bagnolet, Paris XX.

Avec Jacques Cauda

& Tristan Felix.

fouet

© Cauda

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Surfiguration

Comilédei 33

cauda

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© Cauda

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22 mars 2017

Surfiguration

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L'été, aquarelle sur papier 30x40cm © Cauda

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21 mars 2017

Surfiguration

insecte

© Cauda

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20 mars 2017

Surfiguration

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 Histoire courte © Cauda 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 mars 2017

Surfiguration

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© Cauda

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18 mars 2017

Surfiguration

livres

© Cauda

I.D n° 679 : Des culs et des couleurs

publié le 18 mars 2017 par Claude Vercey dans AccueilLes I.D

 
 

 


Même s’il semble avoir la capacité de vivre plusieurs vies, - l’une fut de documentariste à laquelle il mit fin en 1998 après une trentaine de réalisations dans les télévisions française, algérienne et canadienne -, c’est bien la peinture qui est au centre de la vie et de l’œuvre de Jacques Cauda, y compris lorsqu’il se fait poète. Ainsi, lorsque j’accueille dans le Choix de Décharge (n° 163 – septembre 2014) deux poèmes d’un auteur pour moi sans antécédent, ils s’intitulent La Peinture pour l’un, La Couleur pour l’autre, - poèmes que je retrouve aujourd’hui dans Elle & Nous, aux éditions Flammes vives. Pour Jacques Cauda, la poésie est peut-être d’abord une déclinaison de l’œuvre peinte laquelle, pour ce que j’en connais à travers les reproductions des livres, impressionne par son débordement de vitalité. 

Jetons un coup d’oeil 
à l’intérieur de l’ouvrage 
de Jacques Cauda : « Elle & Nous ».

bleu du jeune Werther à la mode
du bleu qui revient souvent
vers le bleu dans le but
d’imiter le bleu de
la nature où il n’est pas rare
que le bleu l’emporte sur
toute l’étendue des eaux
( la plaine liquide)
au temps du bleu international
blau sein
the blue hour
and
to be blue d’azur
bleu de Chartres
bleu de Saint-Denis
celui qui écrase tout
(le noir devant le blanc)
comme la couleur du ciel
parfois noir&blanc écrasés de bleu majeur
qui prend le dessus sur les secondaires noirs gris bruns


( extrait de La Couleur I)

Comme Elle et nousLes Jouets rouges (Contre Ciel éd.) où alternent poèmes en vers libres et récits en prose, est placé sous un exergue de Baudelaire. Si la peinture comme objet de méditation s’éloigne, l’on demeure dans le milieu artiste des peintres, présenté comme lieu de perdition et de jouissance sans limite, une bohème frénétique où triomphe un machisme sans complexe vis-à-vis de femmes-objets, modèles immanquablement prostituées, des moins-que-rien que l’on peut sacrifier, torturer, exécuter à loisir. Baudelaire n’a-t-il pas écrit, affirmation des plus contestables, reprise en ouverture à Elle & Nous : Il n’existe que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier et le poète. Savoir, tuer et créer. Dès lors, il ne faut pas se gêner … :

tout imaginer : 
comment lui arracher une main ?
lui crever un œil ? 
la scier en plusieurs morceaux ?

La justification de ces mises à mort est qu’elles passent, dans une tradition romanesque dont on voit bien ce qu’elle doit à Sade, pour la suite logique, paroxysmique, de scènes de sexe, illustrant l’adage : « Hors du cul point de salut », dont elles constituent la chute inéluctable et pénible.

Il pleuvait des cordes. Ça tombait bien. Mais j’avais les miennes dans mon sac. J’avais également deux scies, une électrique pour les os et une égoïne pour les chairs, littéralement « scie à main » du latin scobina, lime. […] Ah ! J’oublie : j’avais aussi emporté un gros rouleau de ruban adhésif pour adoucir ses mugissements.

Ah, la vache !, a-t-on envie de commenter.


Repères  : Jacques Cauda : Les jouets rougesContre Ciel éditeur ( 31 rue Mitoyenne – 59122 – Oost-Cappel ) 42 p. 12€.
Du même auteur : Elle & Nous. Editions Flammes vives (17 rue Georges Léger – Le Coudray, 28130 - Saint-Martin de Nigelles) 78 p. 15€.

Dernière minute : pour Ici le temps va à pied, Jacques Cauda vient d’être distingué par le Prix spécial du jury Joseph Delteil, décerné par la revue Souffles, à Montpellier : on peut désormais se procurer la plaquette de 36 pages( 10€, à l’adresse de la revue : 113 avenue Vauban, Appt 46, Residence Le Nautica Port, 34110 Frontignan). Précisons que le Grand Prix est quant à lui revenu à Daniel-Claude COLLIN pour Dans le silence des mots.

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Jeudi 23 Mars à partir de 19h30
La librairie équipages61 rue de Bagnolet - 75020 Paris - Tél. 0143737598
Métro Alexandre Dumas - Bus 76 arrêt La Réunion et les éditions Tinbad 
vous invitent à une rencontre-lecture avec 
Jacques Cauda pour son livre "Comilédie" et
Tristan Felix pour "Observatoire des extrémités du vivant"

 

expo equipages

© Cauda

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Surfiguration

I.D n° 679 : Des culs et des couleurs

publié le 18 mars 2017 , par Claude Vercey dans Accueil> Les I.D

 
 

 


Même s’il semble avoir la capacité de vivre plusieurs vies, - l’une fut de documentariste à laquelle il mit fin en 1998 après une trentaine de réalisations dans les télévisions française, algérienne et canadienne -, c’est bien la peinture qui est au centre de la vie et de l’œuvre de Jacques Cauda, y compris lorsqu’il se fait poète. Ainsi, lorsque j’accueille dans le Choix de Décharge (n° 163 – septembre 2014) deux poèmes d’un auteur pour moi sans antécédent, ils s’intitulent La Peinture pour l’un, La Couleur pour l’autre, - poèmes que je retrouve aujourd’hui dans Elle & Nous, aux éditions Flammes vives. Pour Jacques Cauda, la poésie est peut-être d’abord une déclinaison de l’œuvre peinte laquelle, pour ce que j’en connais à travers les reproductions des livres, impressionne par son débordement de vitalité.

Jetons un coup d’oeil
à l’intérieur de l’ouvrage
de Jacques Cauda : « Elle & Nous ».

bleu du jeune Werther à la mode
du bleu qui revient souvent
vers le bleu dans le but
d’imiter le bleu de
la nature où il n’est pas rare
que le bleu l’emporte sur
toute l’étendue des eaux
( la plaine liquide)
au temps du bleu international
blau sein
the blue hour
and
to be blue d’azur
bleu de Chartres
bleu de Saint-Denis
celui qui écrase tout
(le noir devant le blanc)
comme la couleur du ciel
parfois noir&blanc écrasés de bleu majeur
qui prend le dessus sur les secondaires noirs gris bruns


( extrait de La Couleur I)

Comme Elle et nous, Les Jouets rouges (Contre Ciel éd.) où alternent poèmes en vers libres et récits en prose, est placé sous un exergue de Baudelaire. Si la peinture comme objet de méditation s’éloigne, l’on demeure dans le milieu artiste des peintres, présenté comme lieu de perdition et de jouissance sans limite, une bohème frénétique où triomphe un machisme sans complexe vis-à-vis de femmes-objets, modèles immanquablement prostituées, des moins-que-rien que l’on peut sacrifier, torturer, exécuter à loisir. Baudelaire n’a-t-il pas écrit, affirmation des plus contestables, reprise en ouverture à Elle & Nous : Il n’existe que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier et le poète. Savoir, tuer et créer. Dès lors, il ne faut pas se gêner … :

tout imaginer :
comment lui arracher une main ?
lui crever un œil ?
la scier en plusieurs morceaux ?

La justification de ces mises à mort est qu’elles passent, dans une tradition romanesque dont on voit bien ce qu’elle doit à Sade, pour la suite logique, paroxysmique, de scènes de sexe, illustrant l’adage : « Hors du cul point de salut », dont elles constituent la chute inéluctable et pénible.

Il pleuvait des cordes. Ça tombait bien. Mais j’avais les miennes dans mon sac. J’avais également deux scies, une électrique pour les os et une égoïne pour les chairs, littéralement « scie à main » du latin scobina, lime. […] Ah ! J’oublie : j’avais aussi emporté un gros rouleau de ruban adhésif pour adoucir ses mugissements.

Ah, la vache !, a-t-on envie de commenter.


Repères  : Jacques Cauda : Les jouets rouges. Contre Ciel éditeur ( 31 rue Mitoyenne – 59122 – Oost-Cappel ) 42 p. 12€.
Du même auteur : Elle & Nous. Editions Flammes vives (17 rue Georges Léger – Le Coudray, 28130 - Saint-Martin de Nigelles) 78 p. 15€.

Dernière minute : pour Ici le temps va à pied, Jacques Cauda vient d’être distingué par le Prix spécial du jury Joseph Delteil, décerné par la revue Souffles, à Montpellier : on peut désormais se procurer la plaquette de 36 pages( 10€, à l’adresse de la revue : 113 avenue Vauban, Appt 46, Residence Le Nautica Port, 34110 Frontignan). Précisons que le Grand Prix est quant à lui revenu à Daniel-Claude COLLIN pour Dans le silence des mots.

 

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Surfiguration

 

En pays pariétaux                                                                         

Après avoir passé la touffeur, descendre quelques marches jusqu’à un trou rempli d’eau qui file entre les doigts. Sur les parois du bas on tombe vite sur des traits qui se faufilent comme des veines qui se seraient posées entre les grandes lèvres. Sur le diverticule façonné par les siècles des siècles que l’on regarde comme une sorte de palimpseste il se fait des flaques là où la paroi est en creux. Plus loin une bosse marque une forme, c’est une bouche qui s’ouvre sur la main du premier homme qui l’a dessinée. Une bouche déformée qui prend toute l’humidité prégnante qui suinte des bleus et des ocres. Mais ce qui retient l‘attention c’est le monde sourd des entrailles qui tapissent  l’obscurité, à la façon d’une estompe sur le noir de la nuit. Les doigts jouent à l’aveugle tout en traduisant la sensuelle vitalité qui hante cet espace orgasmique. Oui, l’amour à maille à partir avec l’eau qui perle dans chaque creux, qui sort de chaque bosse. Il est (avec) la chair qui court sur la pierre où tout est signe d’appartenance au monde pariétal. 

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Aquarelle sur papier 425 g Hahnemühle 30x40 cm © Cauda

Les blancs sont appliqués. C’est l’été. La pierre a disparu sous la peau. Un carnaval de bleus s’épanche sur la paroi. Désir d’y porter le regard. C’est la collecte du bonheur de voir à l’intérieur, dans le blanc du sexe, les plaisirs et les jours enfouis puis retrouvés. Cavités, eaux, traits minuscules qui vermillent. Tout est dit en si peu.

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Aquarelle sur papier 425 g Hahnemühle 30x40cm © Cauda

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